On apprend de nos
erreurs, par la suite on sait toujours à quoi
s'en tenir, un jour tu nages dans le
bonheur, le lendemain ce n'est qu'un
souvenir . Quand la
solitude devient insupportable, je ressors les bons moments
sur table, alors je
repense à ces gens,mon
esprit replongé dans cet
espoir du bon vieux temps. Mon
sang devient glacé,tant de
vrais ont changé. T'sais j'me souviens toujours de
toi, on a grandit ensemble loin des
grandes villas,notre amitié était
aveugle, jamais j'aurais cru à un tel
beug .. Nous c'était l'histoire de 2
ptites bougies, éloignées on était tellement
faibles, mais rapprochées on combatait
la nuit. On parlait de tout et
d'rien, j'avoues si une d'entre nous
tombait, à chaque fois on s'tendait
la main, la
confiance régnait,tous les
rageux on s'en batait les reins ! .. Tout allait
vite, il était même pas histoire de
"j'te quitte",on savait, on savait mais
on courrait, sur l'autoroute de
la vie, on s'attend jamais à
des pentes, mais faut l'déclarer y'avait c'tte
mélancolie qu'on appaisait si bien
dans l'attente. Certes on
voyait comment ça s'passait autour de nous,mais on n'voulait pas y
croire, on voulait tracer notre route loin d'la
fechnou, ne pas sombrer dans
le noir. Puis un jour j'aurais du
m'alerter, on avait pris de l'age, fallait s'en
méfier, le temps guérit
les plaies mais sépare les vrais. On fermait les
yeux face à la
réalité, au jour le jour ,notre
tristesse on avait appris a l'effacer .. .
Les 2 bougies devaient prendre chacune un
chemin différent, des chemins pourtant rapprochés mais séparés par un
mur très grand. On devait désormais apprendre à
vivre de son coté, même
aujourd'hui on sait pas vraiment c'qui s'est passé. J'avais l'impression d'être
inconciente,
anesthésiée, mais si j'me creuse la tête ça date du jour où j'ai dû
tout quitter ..
L'insoucience accompagnée par le
bonheur s'étaient jetés par la fenêtre,
Maman m'disait «
Walt Disney ça existe
pas, accroche toi, ici c'est la
tempête. »Derrière moi j'ai dû trimbaler
la défaite, j'ai vite compris que
mon arme était dans
ma tête, alors, oui, j'me suis réveillée, j'ai vu qu'tout avait
changé, je n't'ai pas seulement
perdu, j'ai perdu tout c'que
j'espérais. Pour moi, l'espérance s'était
poignardée,fin de mon
enfance un peu prématurée, j'ai pû comprendre qu'avec le temps les vrais
changeaint, et qu'aussi la confiance
fuyait .Tel un réflex
naturel, j'me suis
renfermée, j'allais pas me
plaindre, j'étais habituée, l'daron était méfiant
« Ma fille ,en grandissant, tiapprendra qu'
chez nous faut s'en sortir». Pour moi c'était
l'néant, l'amitié et l'amour était
dedans, maintenant c'était soit
l'trafic, l'ballon ou écrire...Alors j'ai pris
ma plume, dur d'nous voir
tous plongés dans la même
amertume; à ce jour aucun d'entre nous n'a pû
rassembler nos milliers de p'tite bougies,
j'veux pas m 'en sortir toute seule, derrière moi ya n'a plein qui crient, cris de
rage sans amour,
à notre age on est déjà des vautours.Ma
vérité chargée dans une
kalash, Sache que si tu baisse les bras
au quartier on t'les arache !
J'ai plus confiance en dégun, Mais j'me bats pour ceux qui lèvent le R1, Tiapprend vite à grandir, & 0n sait toujours à quoi s'en tenir .. .